Musique

Ma Playlist audio de Noël 2018

écrit par audio du village

Inutile de vous embêter avec des news, l’actu tourne au ralenti de toute façon. L’occasion de mettre en avant ce qui tourne dans ma bibliothèque en ce moment. Une playlist audio format Spotify par contre, désolé pour les autres. Mais rien ne vous empêche de trouver les albums ailleurs, en haute qualité par exemple (chez Qobuz pour ne pas les citer), ou via la « débrouille » si vous êtes momentanément dans la gêne.

Rien d’une playlist audio à thème par contre, les musiques de noël me sortent par les oreilles depuis plus de 25 jours. Vous vous calez là, dans votre fauteuil ou votre canapé, en attendant que les excès de la veille se passent sans « débordements ».

Le Matos – Chronicles of the wasteland / Ost Turbo Kid

Groupe Québécois d’électro à forte tendance Synthwave, Le Matos est le genre de petit groupe que j’adore. Alternant le style un peu planant l’approche bien pêchue, le tout enrobé des sonorités rétro typiques du genre. Il n’en fallait pas plus pour se voir confier la BO du film Turbo Kid, petite pépite indé à la Kung Fury (mais un vrai film) rendant hommage à l’esthétisme fantasmé des années 80, de la VHS et des Power Gloves. Un bon petit film sans prétention et une fabuleuse Bande originale que je n’ai pas lâché même 3 ans après.


Adam Baldych – Brothers

Sorte d’album à part. Loin des standards parfois répétitifs du Jazz (à mon gout), genre que j’aime bien mais qui peine trop souvent à se renouveler. Brother est un album hommage au frère décédé d’Adam Baldych, et cela se sent. Du Jazz en apparence très classique, mais bien plus mélancolique, bien plus dépressif qu’à l’habitude. Un exercice sur le fil du rasoir parfaitement exécuté.

The Toxic Avenger – I et II

Double EP plutôt qu’un album entier. Le Français The Toxic Avenger, déjà occupé cette année par l’OST de Mutafukaz, préfère l’idée d’un diptyque, deux parties éloignées d’un ensemble, chacune paraissant être la moitié d’un concept album. L’approche est ainsi différente, à la fois dansante et organique dans le premier, plus sombre et mécanique dans le second, les deux se faisant régulièrement écho.

Sleep – The sciences

Genre peu en vogue car bien loin dans les petites boites, Le Stoner est pourtant très intéressant pour tester la qualité des basses de votre casque ! Blague à part, Sleep réussi un bon petit album pour qui adhère au style ressemblant à un hard rock très lent et très gras, une sorte de Black Sabbath qui ne décolle jamais le bpm. Petite découverte récente pour ma part, pour un groupe pourtant formé en 1991 mais qui n’avait rien produit depuis presque 20 ans.

Angèle – Brol

Difficile d’être passé à côté du phénomène de cette fin d’année. Et comme pour prouver à la fois que tout ce qui est commercial n’est pas forcément mauvais, et que les Belges sont souvent plus doués en langue Française, la jeune Angèle réussi une oeuvre s’écoutant d’une traite. Poétique, de sujets simples faits de textes complexes, le tout à la diction aiguisée. Une vraie grosse surprise pour ma part. La preuve, s’il en fallait une, de la beauté de notre langue lorsqu’on la maîtrise

Dead Can Dance – Dionysus

Le retour du chef, petite institution d’inspiration ColdWave/tribal depuis plus de 30 ans. Dead Can Dance ne livre pas son meilleur album, loin des standards Within the Realm of a Dying Sun ou Aion, mais toujours dans la même veine. Le groupe lorgne cette fois dans les inspirations Arabes, un sujet régulièrement utilisé.

Eddy de preto – Cure

Le rap et moi, c’est une affaire conflictuelle. Il me faut du texte, une approche poétique même lorsque celle-ci est grasse, sinon aucune chance. L’impression d’un artiste mettant ses tripes sur la table. Autant dire que Eddy de Pretto, qu’on a vite mis en avant uniquement pour son style vestimentaire et son homosexualité assumé, transpire l’artiste écorché vif, composant et rappant pour ne pas tomber. Une vraie perle d’écriture, traitant de sujets profonds et rarement évoqués dans une industrie musicale préférant ignorer ou idéaliser l’homosexualité, la mettre à part dans tous les cas.

Austin Wintory – Ost Journey

Un jeu où on ne fait rien, ça vous tente ? C’est un peu ce que propose Journey si on ne fait que gratter la surface. Oeuvre contemplative bien plus profonde qu’elle n’y parait, Journey est un bijou à découvrir/redécouvrir l’esprit grand ouvert, le genre d’inclassable prenant le sens qu’on lui donne. Comme pour ne rien gâcher, la bande son de Austin Wintory fut régulièrement dans les classements de la meilleur ost 2012.

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